La tristesse, on finit toujours par s’habituer à sa présence. Une tristesse pas comme les autres, celle dont je vous parle est d’une autre nature, elle est voulue. J’en fais appel pour ressentir la précarité de la vie comme une douce solitude, un amer breuvage, il suffit que j’écoute un chant abattu, chagriné et douloureux d’un violon pour m’en imprégné. Cet instrument semble connaître le langage secret des âmes. Mon âme, dont je ne sais grand-chose, hélas, éprouve une certaine joie dans la mélancolie, d’ailleurs Hugo n’a-t-il pas écris : « la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste ».
J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer. (Baudelaire)
D.Zak
connais tu le bonheur de vivre heureux?
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